Ce que cette page fait, et ce qu’elle ne fait pas
Cette page ne dit pas ce qui est permis pendant une grossesse. Ce n’est ni son rôle ni sa compétence : les arbitrages se font avec la sage-femme ou le médecin qui suit la grossesse, qui connaissent le dossier là où un site de bar ne connaît que des recettes. Les repères publics de Santé publique France sont par ailleurs sans ambiguïté sur l’alcool lui-même, et il n’y a rien à ajouter sur ce point.
Ce qu’une page de bar peut faire, en revanche, personne d’autre ne le fait : ouvrir les verres. Une carte de mocktails annonce des noms et des couleurs, jamais ce qu’il y a dedans. Or les choses qui soulèvent une question dans un verre sans alcool ne sont ni nombreuses ni mystérieuses — elles sont cinq, elles reviennent dans toutes les cartes, et aucune carte ne les signale parce qu’aucune n’a de raison commerciale de le faire.
D’où la méthode de cette page, qui est la seule qui tienne : on ne filtre pas des recettes, on filtre des ingrédients. Filtrer des recettes suppose une liste de verres approuvés, qui serait fausse dès qu’on change de carte et qui prétendrait trancher ce qui ne nous appartient pas. Filtrer des ingrédients donne au lecteur de quoi lire n’importe quelle carte, y compris celle d’un bar où il entre pour la première fois, et de quoi poser des questions précises au professionnel qui suit la grossesse plutôt que la question générale à laquelle personne ne peut répondre.
Les cinq familles sont l’alcool résiduel des produits vendus comme sans alcool, la caféine, la quinine du tonic, les plantes infusées en base du verre, et l’hygiène de tout ce qui entre cru. Les quatre premières se règlent en lisant une étiquette ou en échangeant un ingrédient contre un autre. La cinquième ne se règle pas du tout : elle se fait, à chaque verre, et c’est la plus simple des cinq.
« Sans alcool » et « 0,0 % » ne disent pas la même chose
C’est le point de départ, parce que c’est le seul où l’information est imprimée sur le produit et où il suffit de la lire. Sur une bouteille, deux choses coexistent : l’argument commercial mis en avant sur le devant, et les mentions obligatoires portées au dos, dont le titre alcoométrique. Les deux ne se recouvrent pas toujours. Une boisson présentée comme « sans alcool » peut encore titrer quelques dixièmes de degré, là où une mention « 0,0 % » revendique l’absence. C’est l’étiquetage, suivi par la DGCCRF, qui impose ces mentions obligatoires — et c’est au dos qu’elles se trouvent, en petit.
Le réflexe est donc simple et il ne coûte rien : retourner la bouteille avant de l’acheter. Notre guide des spiritueux sans alcool disait déjà la même chose pour une autre raison — ce rayon vend des produits très inégaux — et la règle y est identique : on lit le titre alcoométrique plutôt que la promesse affichée.
Les trois endroits où l’alcool se cache sans s’annoncer
Trois produits méritent le même coup d’œil, et aucun des trois ne se présente comme une boisson alcoolisée. Les amers et apéritifs sans alcool d’abord, qui sont la base du seul verre du catalogue de ce site bâti sur un produit de ce rayon. Les extraits et bitters en flacon compte-gouttes ensuite, très souvent sur base alcoolique : la dose est minuscule, le flacon n’en dit rien, et la question se pose quand même. Les arômes de pâtisserie enfin — les « arômes rhum » ou « kirsch » des sirops de dessert — qui relèvent exactement de la même lecture d’étiquette.
Rien de tout cela n’est une conclusion : c’est une liste de bouteilles à retourner. Ce que le chiffre lu au dos implique ensuite se décide avec la personne qui suit la grossesse, et cette conversation est plus simple quand on arrive avec l’étiquette plutôt qu’avec une question générale sur les mocktails.
Les cinq familles à regarder sur une carte
Le filtre ci-dessous prend les cinq familles une par une. Pour chacune, il dit la question qu’elle pose, les ingrédients du catalogue de ce site qui y tombent, le nombre de verres concernés sur les dix-huit verres sans alcool du site, et l’échange qui règle le cas sans changer le verre. Il ne conclut jamais à la place de personne : aucune des cinq fiches ne déclare un ingrédient interdit ou autorisé.
Interactif
Les cinq familles à regarder sur une carte de mocktails
Choisissez une famille : le filtre dit la question qu’elle pose, les ingrédients du catalogue de ce site qui y tombent, et l’échange qui règle le cas sans changer le verre. Il ne dit pas ce qui est permis — cette réponse-là appartient à la personne qui suit la grossesse.
La famille à examiner
Verres du catalogue concernés
1
sur 18 verres sans alcool
La question que cette famille pose
—
Les ingrédients du catalogue qui y tombent
Les verres concernés
—
L’échange qui règle le cas
—
—
Les comptages sont relevés sur les 18 verres sans alcool du catalogue de ce site, pas sur une carte de bar en général. Le classement en familles est un découpage éditorial destiné à lire une carte vite ; il ne vaut pas avis médical, et aucune des cinq fiches ne conclut à la place du professionnel de santé qui suit la grossesse.
Le résultat le plus utile de cet outil est la distribution. L’alcool résiduel ne touche qu’un verre du catalogue, la quinine deux, la caféine trois. Les plantes en touchent neuf, mais sept de ces neuf ne les portent qu’en garniture froissée, donc en trois feuilles. Et la dernière famille les touche tous les dix-huit, parce qu’elle ne parle pas d’ingrédients du tout : elle ne demande qu’un robinet et trente secondes. Autrement dit, les verres qui posent vraiment une des quatre premières questions se comptent sur les doigts d’une main.
La caféine se compte sur la journée
La caféine est la famille la plus facile à manquer, pour une raison de forme : un mocktail n’a pas l’air d’une boisson caféinée. Un thé glacé pêche servi à dix-sept heures ressemble à un verre de fruits, et il vient après le café du matin. C’est le total de la journée qui compte, jamais le verre pris isolément, et c’est au professionnel de santé d’appliquer les repères publics à une grossesse donnée.
Dans le catalogue de ce site, trois verres sont concernés. Deux reposent sur du thé noir — dix à douze centilitres, soit la plus grosse part du verre. Le troisième, le cold brew tonic, repose sur six centilitres de café infusé à froid, et c’est le verre le plus caféiné de la carte. Les sodas au cola, absents du catalogue, posent la même question dans toutes les cartes de bar.
L’échange qui ne change ni le geste ni les proportions
Pour les deux verres au thé, l’échange est direct : une infusion sans caféine, choisie avec le professionnel de santé, infusée à froid. Les proportions ne bougent pas, le verre ne bouge pas, le format de glace ne bouge pas. Le thé glacé pêche devient une infusion de pêche et de verveine, où la pêche écrasée et le citron font déjà presque tout le goût. L’Arnold Palmer tient sur sa limonade et son trait de citron.
Pour le cold brew tonic, il n’y a pas d’échange. Ses deux ingrédients portants sont le café et le tonic : les deux tombent en même temps, et il ne reste rien à réécrire. C’est le seul verre du catalogue dont la réponse honnête est qu’il sort de la carte, et il valait mieux l’écrire que de prétendre le rafistoler.
L’infusion à froid mérite un mot pour elle-même, parce qu’elle n’est pas qu’un pis-aller. Une plante infusée au réfrigérateur donne un liquide plus limpide et moins amer qu’une infusion chaude refroidie, et surtout elle vous laisse décider de la plante, de la dose et de la durée — ce qui est précisément la question de la famille suivante.
Le tonic, et les deux verres qui en vivent
Le tonic est le faux ami de toutes les cartes de mocktails. Il a l’apparence d’un soda, il en a le rayon et le prix, et il sert dans les verres sans alcool à apporter l’amertume que le spiritueux n’apporte plus. Seulement son amertume ne vient pas d’un arôme : elle vient de la quinine, qui est un ingrédient actif. Les tonics dits premium en font même leur argument de vente, en l’annonçant sur l’étiquette.
Deux verres du catalogue en vivent, et dans les deux le tonic fait le plus gros volume : douze centilitres dans le cold brew tonic, quatorze dans le concombre tonic. À l’inverse, deux pétillants qu’on confond souvent avec lui ne relèvent pas de cette question — le ginger ale et la ginger beer tirent leur piquant du gingembre, et le Virgin Mule comme la Shirley Temple sont bâtis sur ces deux-là.
L’échange est le moins cher de toute la page : l’eau gazeuse remplace le tonic centilitre pour centilitre, dans le même rayon et au même prix. Ce qui manque alors, c’est l’amertume, et elle se rattrape avec le zeste et un trait de jus de pamplemousse plutôt qu’avec la quinine. Le concombre tonic devient un concombre, citron vert, eau gazeuse et poivre : plus sec que l’original, mais debout. Si vous produisez votre pétillant vous-même, notre guide de la machine à eau gazeuse explique quel réglage demande un verre allongé — le pétillant y fait les deux tiers du volume, et c’est lui qui porte le verre.
Une infusion n’est pas neutre parce qu’elle est naturelle
C’est la famille que les cartes traitent le plus mal, et la seule où l’intuition induit en erreur. Une infusion de plante passe pour inoffensive du seul fait qu’elle est naturelle. Elle ne l’est pas : une plante infusée est un extrait, sa dose compte, et toutes les plantes ne se valent pas. L’ANSES, qui évalue les risques alimentaires en France, est l’entrée à utiliser quand on cherche l’état des connaissances sur un ingrédient précis — et la décision, là encore, se prend avec un professionnel de santé.
La distinction qui compte au bar n’est pas celle entre les plantes, c’est celle entre deux rôles. Une plante peut être la base liquide du verre, et elle fait alors plus de la moitié du volume : l’hibiscus citron vert du catalogue porte dix centilitres d’infusion, plus de la moitié du verre, et la verveine citron glacée une poignée de feuilles infusées. Ou elle peut être une herbe fraîche froissée en garniture, et elle pèse alors trois feuilles de menthe, un brin de romarin, deux brins de thym.
Cette différence décide de ce qui est possible. Une herbe de garniture se retire ou se remplace sans toucher aux proportions — la menthe du virgin mojito cède la place au concombre, le romarin à un zeste de pamplemousse, et le verre tient toujours. Une plante infusée en base ne se retire pas : elle est le verre. Ces deux recettes-là se refont avec une plante validée par le professionnel de santé, ou cèdent leur place à un verre aux jus pressés.
C’est aussi pour cette raison que les sirops maison méritent le détour dans ce contexte : un sirop de gingembre ou de sucre fait à la maison contient ce que vous y avez mis, et rien d’autre. Sur un verre où l’on cherche à savoir exactement ce qu’on boit, c’est l’ingrédient qui demande le moins de vérifications.
Le verre poste par poste, et celui qui décide
Les cinq familles ne pèsent pas pareil selon le verre qu’on prépare, et c’est ce que le schéma ci-dessous met à plat. Il suit les cinq postes dans l’ordre où le verre se construit — l’étiquette, la base, le pétillant, la garniture, la glace — et montre lequel décide selon qu’on monte un apéritif amer, un verre long infusé ou un verre aux jus pressés. Sur un apéritif amer, tout est dans l’étiquette. Sur un verre infusé, tout est dans la base. Sur un verre aux jus pressés, où rien n’arrive en bouteille, tout est dans la manipulation.
Schéma interactif
Les cinq postes d’un verre, et celui qui décide
Choisissez le verre que vous préparez, puis cliquez un poste pour voir ce qui s’y vérifie — et ce qui le corrige.
Ce qui se vérifie à ce poste
—
—
Rien à acheter pour ce poste
Le titre alcoométrique, lu au dos de la bouteille
Ce poste se règle avec la bouteille que vous avez déjà en main : la mention commerciale est imprimée devant, le titre alcoométrique dans les mentions obligatoires au dos, et c’est le second qui compte. Acheter un produit de remplacement avant d’avoir lu le premier ne règle rien, et ce que ce chiffre implique pour une grossesse donnée se décide avec le professionnel de santé qui la suit.
Ce que ce poste réclame
Une carafe à infusion à froid avec filtre
Quand la base du verre est une infusion, c’est elle qui fait plus de la moitié du volume — dix centilitres pour l’hibiscus citron vert du catalogue. L’infuser soi-même à froid est la seule façon de savoir quelle plante est dans le verre et en quelle quantité, au lieu de le déduire d’une étiquette de thé glacé. Le même ustensile sert ensuite toute l’année pour les infusions de verveine et les thés sans caféine.
Lien affilié
Rien à acheter pour ce poste
Une eau gazeuse à la place du tonic, cl pour cl
C’est l’échange le moins cher de tout le verre : l’eau gazeuse remplace le tonic au même volume, dans le même rayon et au même prix, et l’amertume qui manque se rattrape avec un zeste et un trait de jus de pamplemousse. Le tonic tient son amertume de la quinine, qui est un ingrédient actif — ce qu’il faut en conclure appartient au professionnel de santé, mais l’échange, lui, ne coûte rien.
Ce que ce poste réclame
Un presse-agrumes manuel
Tout ce qui entre cru dans le verre se lave avant d’être coupé, et tout ce qui se presse se presse au moment du service plutôt qu’à l’avance : c’est le geste de ce poste. Il devient facile quand le presse-agrumes est sur le plan de travail et non au fond d’un placard, et il améliore le verre en passant — un jus pressé à la minute n’a pas le goût d’un jus qui a attendu une heure.
Lien affilié
Ce que ce poste réclame
Un moule à gros glaçons
Un verre sans alcool n’a rien pour tenir la dilution : il n’y a pas de spiritueux pour porter le verre quand la glace a fondu, et c’est souvent le seul verre de la soirée, bu lentement. À volume de froid égal, deux gros cubes exposent beaucoup moins de surface qu’une poignée de petits et fondent moins vite — le verre tient vingt minutes au lieu de dix, et la dernière gorgée ressemble encore à la première.
Lien affilié
Le poste dont on parle le moins est le dernier, et il n’a rien à voir avec la santé : c’est celui de la dilution. Un verre sans alcool n’a aucune réserve pour encaisser la fonte — il n’y a pas de spiritueux pour tenir le verre quand la glace a disparu — et c’est très souvent le seul verre de la soirée, bu lentement, donc celui qui reste le plus longtemps en main. Notre page sur le cocktail dilué détaille le mécanisme ; appliqué ici, il se résume à deux gros cubes plutôt qu’une poignée de petits.
Les dix-huit verres du site, passés au filtre
Le sélecteur ci-dessous fait l’opération dans l’autre sens. On ne lui donne plus une famille, on lui donne les filtres déjà arbitrés avec le professionnel de santé, et il projette la carte entière : les verres qui passent sans retouche, ceux qui se réparent par un échange d’un seul ingrédient, et ceux qui sortent. Aucun filtre n’est coché d’avance, parce que ce choix n’appartient pas à cette page.
Interactif
Les verres du catalogue qui restent debout
Cochez les filtres que vous avez arbitrés avec la personne qui suit la grossesse, choisissez le moment : le sélecteur rend les verres du catalogue qui passent, et dit pour chacun de ceux qui tombent s’il se répare ou s’il sort de la carte. Aucun filtre n’est coché d’avance.
Le moment
Verres qui passent
—
Qui se réparent
—
Qui sortent de la carte
—
| Le verre | Ce qu’il est | Avec vos filtres |
|---|
Les 18 verres, leurs volumes et leurs formats de glace sont ceux du catalogue de ce site. Le sélecteur n’ajoute aucune recommandation de santé : il projette les filtres que vous lui donnez sur une carte existante, et c’est la personne qui suit la grossesse qui décide des filtres.
En cochant les quatre filtres à la fois — le cas le plus restrictif — il reste onze verres sur dix-huit qui ne demandent aucune retouche, et six qui se réparent en échangeant un seul ingrédient. Un seul sort de la carte. C’est le vrai enseignement de cette page, et il est plus rassurant que la question de départ : les verres qui posent une question sont une petite minorité, et la plupart d’entre eux se réparent par un échange qui ne change ni les proportions, ni le verre, ni le geste.
Si vous construisez vos propres verres plutôt que de suivre la carte, notre méthode des mocktails à trois ingrédients vaut doublement ici : trois places, trois travaux, et surtout trois ingrédients dont vous savez exactement ce qu’ils sont. Un verre à trois composants se vérifie en trois coups d’œil ; un verre à huit composants achetés tout prêts, jamais.
Tenir neuf mois sans se lasser
Le vrai risque d’une grossesse au bar n’est pas celui que la question de départ suggère : c’est la lassitude. Neuf mois de jus d’orange et de limonade au fond du jardin, pendant que tout le monde a un verre construit à la main, usent plus sûrement que n’importe quelle contrainte d’ingrédient. C’est le même constat que celui de notre plan de Dry January, où la variété était le seul critère qui décidait de la réussite du mois.
Trois choses y changent beaucoup, et aucune ne porte sur les ingrédients. La première est le verre : servi dans un verre d’eau, un mocktail reste une boisson de table ; servi dans un highball à fond épais ou une coupe, il devient un verre. Notre page de verrerie par cocktail dit lequel va avec quoi, et c’est l’achat le plus discret pour l’effet le plus net.
La deuxième est la glace. Deux gros cubes transparents dans un verre haut, ce n’est pas de la coquetterie : c’est vingt minutes de verre tenu au lieu de dix, et la dernière gorgée qui ressemble encore à la première. La troisième est le geste : presser au moment, froisser une herbe entre les paumes, verser le pétillant en dernier le long de la paroi. Ce sont exactement les gestes d’un cocktail, et les proportions de référence de l’IBA restent la meilleure base pour construire un verre équilibré, avec ou sans alcool.
Il reste une bonne nouvelle, qui n’est pas anecdotique. Tout ce qui est acheté pour ces neuf mois sert ensuite : la carafe à infusion, le presse-agrumes, le moule à glaçons et les verres ne sont pas du matériel de contrainte, c’est du matériel de bar. Le reste du site est construit autour, et le pilier du sans-alcool en donne la vue d’ensemble.
Ce qu’il faut sur le plan de travail
Quatre pièces suffisent, et le point commun des quatre est qu’aucune n’est un ingrédient. C’était le fil de toute la page : les ingrédients se lisent et s’échangent, le matériel ne se discute pas.
Pour le reste, le presse-agrumes manuel couvre le geste du jus pressé à la minute, et un moule à gros glaçons règle la dilution. Les quatre pièces sont reprises ci-dessous, dans l’ordre où elles servent.
Un dernier mot sur ce que cette page n’a pas fait, et qu’elle ne fera pas : elle n’a donné aucune liste d’interdits, aucun chiffre de santé, aucune quantité tolérable. Elle a ouvert les verres, nommé cinq points, compté les verres concernés dans un catalogue de dix-huit, et donné l’échange pour chacun. Ce qu’il faut en conclure appartient à la sage-femme ou au médecin qui suit la grossesse — et une conversation menée avec une étiquette en main vaut mieux qu’une question générale sur les mocktails.
Ce qu'on nous demande
Questions fréquentes
Un cocktail sans alcool contient-il vraiment zéro alcool ?
Cela dépend de ce qui entre dedans, et c'est la première chose à regarder. Un verre monté avec des jus pressés, du sirop, une herbe froissée et de l'eau gazeuse ne contient rien d'autre que ce qu'on y a mis. En revanche, les produits du rayon « sans alcool » — amers, spiritueux sans alcool, extraits en flacon compte-gouttes — ne sont pas tous à 0,0 % : la mention commerciale imprimée devant la bouteille et le titre alcoométrique porté au dos ne disent pas toujours la même chose. C'est ce chiffre du dos qu'il faut lire, puis en parler avec la personne qui suit la grossesse.
Quels mocktails éviter pendant la grossesse ?
Cette page ne dresse pas de liste d'interdits, parce que ce n'est pas le rôle d'un site de bar : les arbitrages se font avec la sage-femme ou le médecin qui suit la grossesse. Ce qu'elle peut faire, c'est nommer les cinq points qui reviennent dans toutes les cartes et que les cartes ne signalent jamais : les produits du rayon « sans alcool » dont le titre alcoométrique n'est pas nul, la caféine du thé et du café, la quinine du tonic, les plantes infusées en base du verre, et l'hygiène de tout ce qui entre cru. Avec ces cinq points en tête, n'importe quelle carte se lit en une minute.
Le tonic est-il un problème dans un mocktail ?
Le tonic n'est pas une eau gazeuse amère : son amertume vient de la quinine, qui est un ingrédient actif et non un arôme, et c'est précisément l'argument de vente des tonics dits premium, où elle est annoncée. Deux des dix-huit verres sans alcool de ce site en vivent, et dans les deux le tonic fait le plus gros volume du verre. Savoir ce qu'il faut en conclure pour une grossesse donnée relève du professionnel de santé ; ce qui relève de cette page, c'est que l'eau gazeuse le remplace centilitre pour centilitre et que l'amertume manquante se rattrape avec un zeste de pamplemousse.
Peut-on boire du thé glacé ou un cold brew en cocktail enceinte ?
La question n'est pas celle du verre mais celle de la journée entière : la caféine d'un thé glacé servi en fin d'après-midi s'ajoute à celle du café du matin, et c'est le total qui compte. Un mocktail n'a pas l'air d'une boisson caféinée, ce qui le rend facile à oublier dans le compte. Trois verres du catalogue de ce site en contiennent — deux au thé noir, un au café infusé à froid. Les deux premiers s'échangent sans dommage contre une infusion sans caféine ; le troisième est bâti sur le café et sur le tonic, et il sort de la carte plutôt que d'être réécrit.
Les infusions de plantes sont-elles sans risque dans un mocktail ?
Une plante infusée est un extrait, et le fait qu'elle soit naturelle ne la rend pas neutre : la dose compte, et toutes les plantes ne se valent pas. La distinction utile au bar est celle entre la plante infusée comme base liquide, où elle fait plus de la moitié du verre, et l'herbe fraîche froissée en garniture, où elle pèse trois feuilles. Le second cas se retire ou se remplace sans défaire le verre ; le premier décide de la recette entière. L'ANSES est l'entrée à utiliser pour chercher l'état des connaissances sur un ingrédient donné, et la décision se prend avec un professionnel de santé.
Comment faire tenir un verre sans alcool aussi longtemps qu’un cocktail ?
Par la glace et par le verre, pas par la recette. Un verre sans alcool n'a rien pour encaisser la dilution — il n'y a pas de spiritueux pour le tenir quand la glace a fondu — et c'est souvent le seul verre de la soirée, donc celui qui reste le plus longtemps en main. Deux gros glaçons exposent beaucoup moins de surface qu'une poignée de petits et fondent nettement moins vite ; un verre haut, étroit et à fond épais garde la fraîcheur et les bulles. Ce sont les deux achats qui changent le plus le résultat, et aucun des deux ne touche aux ingrédients.
Le matériel
Quatre pièces, et aucune n’est un ingrédient
Sélection sur critères techniques vérifiables. Nous n'avons pas testé ces produits en laboratoire, et aucun prix ni aucune note n'est recopié ici — ils changent trop vite.
- Voir sur Amazon (lien affilié, nouvelle fenêtre)
Carafe à infusion à froid avec filtre
Infuser soi-même est la seule façon de savoir quelle plante est dans le verre et en quelle quantité, au lieu de le déduire d’une étiquette de thé glacé. C’est aussi ce qui remplace le thé noir dans les verres longs du catalogue.
Le critère qui décide : Un filtre qui retient les feuilles entières, un joint qui tient la carafe couchée au réfrigérateur, un verre ou un tritan sans odeur, et un goulot assez large pour nettoyer à la main.
- Voir sur Amazon (lien affilié, nouvelle fenêtre)
Presse-agrumes manuel
Tout ce qui se presse se presse au moment du service : un jus pressé à la minute n’a pas le goût d’un jus qui a attendu une heure, et c’est le geste que recommandent les règles ordinaires d’hygiène alimentaire.
Le critère qui décide : Un levier ou une coupelle en inox plutôt qu’un plastique qui retient l’odeur, un bec qui verse sans goutter, et un modèle qui se rince à l’eau chaude entre deux verres.
- Voir sur Amazon (lien affilié, nouvelle fenêtre)
Moule à gros glaçons
Un verre sans alcool se boit lentement et n’a rien pour tenir la dilution. Deux gros cubes exposent beaucoup moins de surface qu’une poignée de petits : le verre tient vingt minutes au lieu de dix.
Le critère qui décide : Des alvéoles de 4 à 5 cm, un couvercle qui évite les odeurs du congélateur, un silicone déclaré pour contact alimentaire, et un démoulage qui ne casse pas le cube.
- Voir sur Amazon (lien affilié, nouvelle fenêtre)
Verres highball hauts et étroits
C’est l’achat le plus discret de la liste et celui qui change le plus la soirée : un verre sans alcool servi dans un vrai verre cesse d’être un verre d’enfant, et un verre haut et étroit garde ses bulles plus longtemps.
Le critère qui décide : De 30 à 35 cl, parois droites, fond épais pour tenir la fraîcheur, et un diamètre qui laisse passer un gros glaçon.
Liens affiliés : si vous achetez après avoir cliqué, nous touchons une commission sans surcoût pour vous. Notre politique d'affiliation.
Le verre au bout
Cinq verres montés sur des jus pressés
Aucun des cinq ne contient de thé, de café, de tonic ni de produit du rayon « sans alcool » : ce sont des jus, un sirop, une herbe froissée et de l’eau gazeuse. C’est vérifiable sur chaque fiche, et c’est tout ce que cette page prétend affirmer.
Vérifiable
Sources
Les liens s'ouvrent dans un nouvel onglet et pointent vers l'éditeur d'origine. Ce qui n'est pas sourcé ici relève de la pratique, et la page le dit à l'endroit concerné.
- 1Alcool : les repères de consommation à moindre risqueSanté publique FranceLes repères officiels français et la définition du verre standard.
- 2Matériaux au contact des denrées alimentairesDGCCRF — ministère de l’ÉconomieLes obligations applicables aux moules, bacs et ustensiles en contact avec l’alimentation.
- 3Travaux sur les matériaux au contact des alimentsANSESL’état des connaissances sur les silicones et plastiques de cuisine.
- 4Les cocktails officiels de l’IBAInternational Bartenders AssociationLa liste normalisée des cocktails et leurs proportions de référence.