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Famille old fashioned

Manhattan

Rond, épicé, boisé. Se sert apéritif, soir.

Verre coupe aucune ≈ 28°
Par Baptiste S. — deux ans derrière le bar, en salle puis en discothèque. passionné de cocktails depuis.Mis à jour le
Préparation
4 min
Difficulté
Moyenne
Technique
Remué
Ingrédients
4

Ingrédients

1 verre
  • Whisky de seigle 5 cl
  • Vermouth rouge 2 cl
  • Angostura 2 traits
  • Cerise au marasquin 1 cerise

Garniture : cerise au marasquin.

Préparation

  1. 1 · Le verre

    10 min

    Coupe au congélateur

    Dix minutes. Servi sans glace, le Manhattan n’a que la température de départ pour tenir.

  2. 2 · Au verre à mélange

    Glace dans le verre à mélange

    Aux trois quarts, en gros glaçons. Des morceaux fins sur-dilueraient avant d’avoir refroidi.

  3. 3 · Au doseur

    Vermouth, whisky, amers

    2 cl de vermouth rouge, 5 cl de rye, deux traits d’angostura. Le vermouth en premier, par vieux réflexe d’économie.

  4. 4 · À la cuillère

    30 s

    Remuez trente secondes

    Mouvement régulier, cuillère contre la paroi. On vise 20 à 25 % de dilution : c’est ce qui arrondit le seigle sans effacer les épices.

    Attention : Le repère est le givre à l’extérieur du verre à mélange, pas le chronomètre.

  5. 5 · Filtrer

    Filtrez dans la coupe

    En retenant toute la glace. Le cocktail doit être limpide et sombre.

  6. 6 · Le verre

    Une cerise au fond

    Une vraie cerise au marasquin, pas une cerise confite fluorescente : la différence de goût est franche et le cocktail est court.

Les erreurs qui gâchent le verre

  • Le secouer : sans jus ni sirop, il n’y a rien à émulsionner et l’agitation le trouble.
  • Prendre un vermouth ouvert depuis des mois : c’est un vin oxydé, et il se sent immédiatement.
  • Sauter les amers : deux traits d’angostura ne sont pas décoratifs, ce sont eux qui font le pont entre le whisky et le vermouth.

Le maillage automatique

Le matériel de ce cocktail

Ce bloc est construit à partir des champs materielRequis et typeGlace de la fiche, jamais saisi à la main.

D'où vient ce verre

Le Manhattan est le grand-père du Martini : même construction — un spiritueux, un vermouth, des amers — mais au whisky et au vermouth rouge. Son apparition est située à New York dans les années 1880, et la légende l'attribue à un banquet donné au Manhattan Club en l'honneur de Winston Churchill, ce qui est chronologiquement impossible : la mère de Churchill accouchait à ce moment-là en Angleterre. Comme souvent, la belle histoire ne résiste pas à la vérification. Ce qui est établi, c'est que le cocktail figure dans les manuels dès la fin du XIXᵉ siècle et qu'il s'est fait au rye, un whisky de seigle plus épicé et plus sec que le bourbon. Utiliser un bourbon donne un Manhattan plus rond et plus sucré, ce qui est un autre cocktail, pas une erreur.

Les variantes qui valent le coup

  • Perfect Manhattan

    Moitié vermouth rouge, moitié vermouth blanc sec.

  • Rob Roy

    Remplacer le rye par du scotch.

  • Manhattan sec

    Vermouth blanc uniquement, et un zeste de citron à la place de la cerise.

À essayer ensuite